
Si les agences de relooking fleurissent un peu partout en France afin de prodiguer leurs conseils en amélioration de l'image, c'est sans doute parce que les salariés en contact avec la clientèle sont de plus en plus associés à l'image de marque de leur entreprise et au style que celle-ci renvoie. S'il n'existe pas de "standard" dans le code vestimentaire, des tendances se dessinent pourtant nettement en fonction :
Les employeurs pour qui l'apparence physique et la tenue de travail sont des éléments déterminants (grande société, banque, assurance, commerce, hôtel, restaurant, grande distribution, aéronautique, etc.) n'hésitent plus à afficher dans le règlement intérieur de l'entreprise un chapitre dédié à la tenue vestimentaire réglementaire, quand une annexe à celui-ci n'est pas nécessaire compte tenu du volume des recommandations prodiguées.
Il peut s'agir de la simple tenue de travail obligatoire, fournie par l'employeur (ex : hypermarché, hôtesse de l'air), ou du code vestimentaire associé souvent à une enveloppe budgétaire dédiée (ex : banque). Ces exemples sont à distinguer des situations où le code vestimentaire est imposé pour des raisons d'hygiène, de sécurité, de santé ou de neutralité (ex : hôpitaux, agents de sécurité, employés des travaux publics, etc.).
L'employeur exige généralement d'une personne, le "look" associé à son activité professionnelle ou à ses exigences. Quant au "DressCode", qui va au-delà de la simple tenue de travail (habits, coiffure, maquillage, soins du corps et du visage, style de langage et de maintien, etc.), il est généralement réservé aux grands groupes ou aux activités associées à une image très professionnelle ou de standing.
Quand on s'interroge sur les limites au "calibrage de l'image" que doit renvoyer le personnel, on se rend compte, au regard de la jurisprudence, qu'il n'en existe pas et que tout dépend de la situation. Les juges estiment cependant que plus le salarié occupe une fonction élevée dans l'entreprise, plus il est au contact direct de la clientèle, et plus il doit veiller à avoir une apparence respectable et irréprochable.
En cas de non-respect des consignes, un simple rappel oral de l'employeur aux exigences du DressCode suffit généralement, à moins que le salarié conteste la décision de l'employeur qu'il juge non justifiée. La sanction disciplinaire prononcée pour manquement aux exigences vestimentaires imposées par l'employeur peut aller de l'avertissement, au licenciement pour faute.
Rappelons que selon les dispositions de l'article L1121-1 du Code du travail, les atteintes aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives (comme la liberté de se vêtir à sa guise) doivent être justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché. Si ces conditions sont remplies, l'employeur peut imposer ses directives dès lors :
En vertu de l'article L1121-1 du Code du travail, un employeur peut imposer à un salarié des contraintes vestimentaires si elles sont justifiées par la nature des tâches à accomplir et proportionnées au but recherché. Quelques exemples...
Il est rappelé que lorsque l'employeur impose aux salariés de porter une tenue particulière de travail, il doit conformément à l'article L4122-2 du Code du travail, soit :
Relèvent de frais d'entreprise exclus de l'assiette des cotisations sociales, les dépenses se traduisant par un remboursement de l'employeur ou par la fourniture gratuite aux salariés de vêtements qui répondent aux critères de vêtement de protection individuelle ou à des vêtements de coupe et de couleur fixées par l'entreprise, spécifiques à une profession, qui répondent à un objectif de salubrité ou concourent à la démarche commerciale de l'entreprise (Cass / Soc. 20 mars 1997 - pourvoi n°95-16747).
Ces vêtements ne peuvent pas être portés par le salarié en dehors de son activité professionnelle et demeurent la propriété de l'employeur. Leur port doit être obligatoire en vertu d'une disposition conventionnelle individuelle ou collective.
Enfin, sont déductibles des cotisations sociales, les indemnités de caractère spécial inhérentes à la fonction ou à l'emploi, telle qu'une tenue vestimentaire correcte, versées sur justification des dépenses réelles, ou, en cas d'allocations forfaitaires, sur justification de l'utilisation effective de celles-ci conformément à leur objet.
Les frais d'achat et d'entretien de la tenue de travail obligatoire (blanchissage uniquement pour des travaux particulièrement salissants) sont déductibles des revenus imposables pour leur montant réel et justifié.
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